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Canal synthétique de la IIème Internationale Situationniste Immédiatiste.

mercredi 7 septembre 2011

La guerre de glace du monde moderne .

(Mishima)



Il sera difficile de dire un jour, comme il est difficile aujourd'hui d'écrire, ce que fut le sort de notre génération, de ceux qui sont nés au monde après les Trente Glorieuses . Le monde était terminé pour nous, il était déjà pris . Nous sommes une génération d'un front invisible, et d'un front dont il est possible de rire . Le front invisible de la guerre de glace que le Système livre à l'individu .

Cette guerre est fait de mensonges et d'injustices des parents aux enfants . Les gens du baby-boom et du papy boom sont les mêmes . Environ 80% du patrimoine du pays est au mains des plus de soixante ans . La retraite moyenne est supérieure au salaire moyen . Environ 50 du revenu va à 1% de la population . Dans le Spectacle, on nous serine avec les tant de % de revenu en moins des femmes par rapport aux hommes, mais jamais avec ces chiffres là . Ces chiffres là disent très simplement que les générations des Trente glorieuses, au pouvoir, sacrifient massivement les générations venues derrière elles pour conserver dans cette période de difficultés le niveau de vie acquis à l'époque de la prospérité . Les États sont endettés pour des dizaines d'années, c'est à dire que l'avenir est vendu par les classes au pouvoir . Ces chiffres disent aussi que la démocratie du Spectacle est un pouvoir d'essence oligarchique, tout à fait incapable d'équilibrer la puissance de la richesse, ou de piloter un changement social quelconque . Elle est un sous-système de neutralisation et de confiscation de la parole des peuples, comme le Spectacle . Un changement social d'ampleur dans un pays démocratique moderne, ce n'est jamais arrivé . Même au début des années 80, avec l'élection de Mitterrand . Cela n'arrivera jamais .

Un exemple ? Ce qui est nommé la « réforme des retraites » veut dire ceci : plus vous arrivez tard, plus vous paierez pour les autres, et vous n'aurez rien . Cela n'est ni juste ni solidaire : c'est un mensonge, et un égoïsme absolu . Les plus vieux auront encore en plumant tous les autres . Sur les routes, nous voyons des retraités européens avec un camping-car valant le prix de l'appartement d'une jeune famille, et c'est la société solidaire de l'Occident . Dans une société communautaire, si les revenus diminuent, les part de chacun diminuent en proportion égale ; mais là « on » dit que ceux qui sont déjà payés au plus haut resteront au plus haut quoiqu'il arrive, et que les autres peuvent crever . Et dans le Spectacle, on crie de cette spoliation « solidarité » . Pour comprendre l'absurde injustice de cette « réforme », imaginez un tel partage de la nourriture dans un petit village : les parts des vieux sont fixées en années maximales ; si la récolte est mauvaise, on ne fait pas d'économie globale sur la part de tous, en faisant une répartition égale - on permet à certains qui ne labourent plus le gaspillage, et on rationne les autres jusqu'à la famine . Vous croyez que ce partage paraîtrait « juste » ?

Mais au fond, que l'on nous nous vole même un espace de vie n'est rien . Le pire vol est sans doute le vol de la vie, de l'existence, au delà des moyens de l'existence . L'idéologie de l'école est le nihilisme positiviste, déjà constituée et dominant il y a plus d'un siècle en Europe . La poésie est une bavasserie morale et insipide, et la philosophie un catéchisme républicain trop souvent prétentieux . Il y a la morale, que l'on pose d'autorité, aussi bête soit-elle ; les problèmes, que l'on a droit de discuter en vain, comme un jeu un peu con, et les sujets qui n'existent pas, qu'il ne faut pas évoquer, sinon avec mépris, ou avec deux trois effets « psychanalytiques »comme l'angéologie, ou la vie philosophique des platoniciens .

Depuis la crise, l'emploi, la recherche d'emploi est la totalité de la vie sérieuse, permise . Faire des études gratuites, pour le savoir – une pratique noble et courante de sociétés plus pauvres, plus laborieuses, plus douloureuses que la nôtre, est de plus en plus suspect . En réalité, les écoles de commerce, les grandes écoles, avec leur modules de culture générale vides, sont de plus en plus la norme de l'Université même . Les filières de philosophie se mettent à la pop-culture, celles d'histoire à des « thèmes de société », façon polie de nommer le traitement spectaculaire des « problèmes de société » . Avoir un contact authentique avec un courant spirituel, et même culturel, d'ordre supérieur, est devenu rare pour un étudiant . D'ailleurs cette notion restera discutée ou incomprise de la plupart des lecteurs .

La vie s'exténue . La guerre est plus qu'une métaphore, elle relève d'une véritable problématique de la survie dans le monde moderne . Elle résulte d'une perte de plus en plus totale et du loisir, de l'otium antique, de la possibilité de penser, et d'une perte de plus en plus radicale de l'autonomie pour chaque individu . Depuis 1973, les chocs économiques ont balayé des vies, en dehors de toute capacité même à vraiment comprendre pour la plupart, et de toute capacité à résister pour pratiquement personne . Avoir un lieu à soi, avoir la capacité de se protéger soi-même, avoir une fonction sociale légitimée par les autres hommes, avoir des liens sûrs et sécurisants, pouvoir agir sur son environnement proche, avoir une vie symbolique riche – autant de barrières franchies par l'envahissement du Système, d'humiliations et de déracinements non exprimés, vantés comme des conquêtes sociales, la flexibilité, la mobilité, l'employabilité, et toutes ces conneries d'esclaves vendues comme des logos .

C'est une infime minorité d'hommes aujourd'hui qui a véritablement un lieu, un lieu connu depuis l'enfance, un lieu que nul ne peut saisir, qu'il ne peut pas perdre, voir vendu à l'encan avec l'ensemble des vestiges de son passé . Qui peut planter un chêne et le voir grandir ? Ce désir mythique en ce monde est vendu, vendu à crédit sur dix à trente ans à la masse des hommes . Ce désir est le fondement de la crise dite des subprimes . Ce simple lieu était sans doute, aux yeux des Grecs de l'antiquité, le plus sûr fondement de la liberté individuelle . Et quand bien même je serais propriétaire d'un tel lieu, je ne peux même y construire une grosse cabane sans faire des dossiers, sans demander poliment, respectueusement, dans les formes, l'autorisation . Quant aux nomades, l'autre forme noble de vivre l'espace, ils sont chassés comme des chiens errants .

En réalité, ce qui ne cesse de progresser, dans le monde libéral, ce n'est pas la liberté, que personne ne peut plus comprendre comme la liberté d'un Grec ou d'un chevalier de fortune . Ce qui progresse, c'est la dépendance . La dépendance du salarié au patron, du locataire au propriétaire . Et une dépendance insidieuse, qui progresse comme un nœud coulant . Le crédit n'est pas, au fond, une liberté : il est l'achat d'une dépendance . Le crédit immobilier, de plus en plus élevé et long, avec la hausse des prix de l'immobilier – toute la surface de la terre est appropriée – est l'achat par une banque d'une dépendance de l'homme . Pendant dix, vingt, trente ans, ceux qui ont pris un tel crédit sont des serfs de la banque : il ne peuvent quitter leur lieu sans payer des droits . Ils ne peuvent se quitter eux-même sans d'infinies complications, sans difficultés . Le crédit fait du lien affectif un travail, un lien professionnel, et d'une vie sexuelle monolithique une règle d'ingénierie financière, compensée par les sex-toys, le porno, ou un échangisme minable . Des millions d'êtres humains travaillent des dizaines d'années pour acheter des cubes de béton un peu partout, souvent malcommodes, et pourris sur pied . C'est si vrai - l'analyse du crédit en terme de dépendance – que les dettes des pauvres servent partout, par exemple en Amazonie, à former des catégories de nouveaux esclaves, par des dettes qui ne peuvent être remboursées – servent à étouffer totalement des ménages, réduits au travail et à la survie .

Les propriétaires de capitaux ont aussi acheté la dépendance des États, vendue par la classe des hommes politiques élus . Dans le cas du crédit, l'élection à temps court est totalement perverse, puisque l'homme qui prend le crédit n'est pas celui qui le paye . Les peuples paieront, voilà le sentiment général de l'oligarchie, qui se gorge de crédit, fait un plan de rigueur de quinze milliard en en dépensant bien plus dans l'ensemble des guerres coloniales, dont les profits sont privatisés . L'oligarchie qui prête et celle qui emprunte, et élabore les lois sont fortement incestueuses . La crise bancaire a montré ce va – et-vient d'un coffre virtuel à l'autre . Les politiques de rigueur, les politiques de monnaie forte sont des politiques du plus fort au plus faible, et sont les politiques de règle, que l'on vante comme vertu, comme règle d'or . Les révolutions sont toujours des effondrement monétaires, des abolitions des dettes, c'est à dire des effondrements de la dépendance des pauvres envers les riches – à Rome, à Munster à la Renaissance, avec les assignats en France, en 1917 – et certains demandent encore le remboursement des emprunts russes .

Le crédit est le moteur du Système, puisque les prêts se font non sur les revenus réels, mais sur les espoirs de revenus ; et le crédit nourrit la croissance du Système qui nourrit le crédit, sauf que les espoirs vont plus souvent au delà de la réalité qu'en deçà, et que les crédits s'accumulent . Le Capital est bien ainsi le centre du Système, cette expansion maximale du déploiement de la puissance matérielle, cet arraisonnement de l'homme et du monde pour la production quantitative .

L'achat par le crédit et le salaire de la dépendance des hommes, qui ont appris toutes sortes de gestes liés à cette dépendance par la consommation : voilà comment le Système, lentement, fait de la vie humaine un désert blanc . Les hommes d'autres cycles vivaient, comme le Grecs, dans des maisons minuscules et non chauffées – et ils considéraient avec mépris, comme un esclave en puissance, celui qui voulaient davantage . Une seigneurie médiévale était d'une très large autonomie, économique, politique, militaire, artistique et religieuse même . La liberté d'un paysan libre était à la fois beaucoup plus dure, et beaucoup plus large que la nôtre .

Dans le Système, la dépendance de l'homme ne cesse de s'aggraver ; et la progression technique toujours plus fine des techniques d'identification est très largement liée à cela : les hommes ne doivent pas se soustraire à leurs multiples réseaux de dépendances, à leurs dettes, dettes symboliques et réelles . C'est cette soustraction aux chaînes de la dépendance que la disparition permet justement d'obtenir . Régulièrement, un homme tue autour de lui, brise ces dépendances devenues étouffantes, se suicide ou disparaît – et ces accès de folie résonnent dans le Spectacle de toute la tentation cachée, indicible de millions d'autres, tout comme le modèle du criminel peut être glorifié dans le Spectacle pour la tentation d'indépendance qu'il porte . Le criminel d'argent sort, se libère de tous les liens de dépendance que sa classe ou sa naissance lui donnaient comme destin – et pas par hasard, mais par ruse, rage et combativité . A vrai dire, un tel homme, qui ne verse pas le sang par cruauté, qui ne viole pas, ne peut être sincèrement méprisé dans le peuple, et depuis des siècles . Et cette popularité authentique, non construite par le Spectacle, est l'expression même des désirs masqués de tous les hommes enfermés dans leurs liens .

Nous sommes envahis de normes et de recommandations, jusqu'au plus intime ; comment dormir, faire l'amour, penser, comment penser son travail, juger du bien et du mal, éduquer ses enfants, se laver – je crois qu'il n'est pas un espace de l'intime que l'intensification du Système ne puisse envahir, comme l'impérialisme est la manifestation, avec le retour massif de guerres coloniales, de l'extensification indéfinie du Système . Nous sommes soumis à une pression coloniale d'intensification du contrôle, une pression proprement indéfinie, totalitaire, mais sans violence visible, sans déclaration de guerre, pour notre bien, notre hygiène, notre santé . Notre génération n'est pas, comme la génération de la fin du siècle dernier, une génération du front, mais une génération de l'impuissance, du néant, du divertissement permanent de l'essentiel, du report toujours reporté du grand désir de vivre enfin, de la recherche d'emploi, de la dépression . Ce que nous ont toujours dit les « adultes », les vieux devant nous, c'est : confiture hier, confiture demain, jamais confiture aujourd'hui : « il va falloir faire des sacrifices », en 73, 79, 83, 86, 88, 95, et encore et toujours . Les sacrifices n'ont pas empêché un grand enrichissement du pays, d'ailleurs .

Prenons l'exemple de Twitter comme miroir du monde moderne . Le modèle de Twitter est celui d'un monde atomisé, mécanisé et hiérarchisé de manière purement binaire . Il n'est que des individus, des chiens ou des moutons . Le dominant se montre comme modèle et miroir, dans un jeu de narcissismes virtuellement tout-puissants . Le seul lien social qui reste est celui de l'imitation sans reste . C'est un modèle totalitaire et vide de toute créativité collective en dehors d'effervescences éphémères à sens unique ; et ce modèle est suivi et partagé sans critique par la « gauche » et par la « droite » spectaculaire . Mais que leur reste-t-il à discuter ? Et comment ? Il n'y a là aucune discussion possible . Tel est le modèle du monde libéral, telle est la solitude absolue de l'homme encore vivant qui s'y trouve enfermé – un rat emmuré en route vers le bout de la nuit .

Il y a une guerre, et nous sommes une génération de la guerre, aussi marquée, avec un aussi puissant sentiment de trahison que les anciens combattants . Notre expérience de l'anéantissement, du déni de la douleur, de l'impuissance face à des destructions vitales pour nous – la crise économique est aussi aveugle qu'un tir d'artillerie - n'est certes pas physiquement comparable, mais nous ne pouvons plus l'oublier ou le nier . Certains y croient encore, au catéchisme moderne, les progrès de l'esprit humain, les lendemains qui chantent, la conquête des libertés . On nous a menti, on nous a raconté des histoires, l'histoire des déclarations des droits de l'homme, du racisme, du féminisme, de la lutte contre les discriminations, en attestant toujours plus puissamment la discrimination par l'argent . On a glorifié le C.N.R ou la Résistance, on a lu la lettre de Guy Moquet, on nous a fait agiter des drapeaux, en démantelant méthodiquement toute la solidarité, tout l'espoir de justice, tout le contrôle des grandes féodalités d'affaires trempées dans la collaboration que le C.N.R avait justement élaboré . Droite comme Gauche . La Droite a couvert Papon, et la Gauche a couvert Bousquet, des criminels d'une atrocité rare . L'Empire perpétue sous Obama le refus des protections juridiques, les assassinats ciblés, la torture, en pleine conscience .

Les hommes de gauche ou de droite ayant un minimum d'idéalisme doivent enfin se voir comme ils sont : nus, asservis, dépendants tout autant que des esclaves, les yeux pleins d'étoiles, les bouches pleines de slogans vides . Il ne reste que des individus parmi les ruines . Celui qui, comme les hommes nus de Kourouma, se voit enfin comme il est, comme le vestige des anciens mondes où la solidarité, la justice, l'amour étaient nobles – de mondes où il était possible de glorifier l'homme pauvre, le renonçant, l'ermite, comme un homme porté par une liberté supérieure – un tel homme est le seul négatif vivant, la seule braise de l'océan de cendres que laisse le dragon du Système dans nos vies . Seuls ces hommes peuvent être, associés, reliés, des forces de transformation . Seuls ces hommes peuvent comprendre que la dureté envers soi-même, dans un exercice continu, est la voie de la libération du Système .

La dépendance est construite sur l'éducation au confort, sur l'incapacité à aimer la vie dans sa plénitude, d'être, d'être partiel, mortel . L'anesthésie par exemple, l'incapacité à la douleur, est une puissante voie de dépendance . La mort technologique des soins palliatifs est une horreur . Vivre avec la douleur et la mort, comme avec l'extase et la joie, est vivre en homme libre . Je ne veux pas mourir dans le silence anesthésié d'un hôpital . La mort lente de la grande vieillesse dans les maisons des vieux, suivie des soins palliatifs : voilà la mort vécue de notre guerre, dans sa dimension d'anéantissement de l'individu, de réduction à la dépendance et à l'immaturité qui touche même les plus puissants . Cette mort est liée à l'éducation à la faiblesse, à la fuite devant la nécessité unique de la mort . Il est un âge, et un état, où l'homme noble désire la mort .




Voyez l'image de Gandhi, nu, accroupi à même le sol, penché sur un rouet . Cet avocat, qui a longtemps vécu en costume européen . Que dit-il ainsi ? Il dit qu'il n'a pas besoin de la majesté du colon, pas besoin de sa technique ou de sa puissance, pour lui résister . Sa résistance est d'abord spirituelle : elle est le « se tenir dans la vérité » . Il n'a pas besoin du tissu anglais qui a ruiné l'économie autonome de l'Inde . Il mange une nourriture pure, enracinée, il s'assoit par terre, il fait lentement son propre fil . Il proclame, par sa petitesse, la puissance indomptable de la liberté du sage, étrangère au Spectacle et à la matière . Sa principale méthode de résistance est le refus méthodique de collaborer avec l'occupant, diffusé au plus profond de la population . De tout cela nous sommes encore incapables – mais c'est la seule direction puissante .

Les hommes nus de l'Afrique coloniale voyaient dans leur nudité le bouclier de la liberté . Saint François fut libre par le refus des richesses de son père . Les Upanishads du renoncement glorifient la liberté de l'ascète nu . La nudité dont je parle n'est pas d'abord la nudité physique, mais l'acquisition d'une nudité mentale, le refus de toutes les concessions verbales ou mentales que l'on fait tous les jours au Système, quand on commente un morceau du Spectacle, quand on accepte de regarder un produit du Spectacle, quand on fait mine de croire important un « problème de société », une « affaire de société », au moment où se déroulent des guerres coloniales et la spoliation financière du monde . Au présent cycle toute lumière naît du fond des ténèbres, toute œuvre, toute parole puissante naît du désespoir, du détachement de l'espoir . Et la parole qui ne devient pas monde n'est pas une parole .

La nudité dont je parle est la forge d'un fanatisme de la lucidité qui rende vitale, brûlante et urgente la question de la vie essentielle . Le fanatisme radical du fidèle d'amour est l'embrasement de l'Aube d'été, l'autre nom de sa grâce .

La nudité dont je parle est une voie qui interdise les échappatoires imaginaires, ou l'attente passive, ou le ressentiment et l'impuissance, mais pas le non-agir contemplatif, pas les délices du sang et du souffle, de la volupté et de la mort . J'ai compris cela autrefois, une nuit d'hiver, au plus près des vagues glacées de la mer . Il me fallait mourir, ou combattre pour construire un monde où il soit possible de vivre . Il n'était pas nécessaire de réussir . Le combat suffirait .

Nous avons ensemble, amis, à conquérir ce fanatisme de la lucidité . Le Hagakure dit : la puissance d'un homme réside essentiellement dans son fanatisme . C'est un fanatisme sans croyance, uniquement tourné vers la résistance à l'arraisonnement de plus hautes puissantes qui vivent à travers l'homme .

Se tenir dans la vérité est la force infime des temps, et la sauvegarde de l'homme anéanti de ce monde .

Vive la mort !

1 commentaire:

Sancho a dit…

superbe texte , merci.